Lierre au jardin : 3 bonnes raisons de ne pas l’arracher


Souvent accusé à tort d’étouffer les arbres ou d’abîmer les murs, le lierre grimpant (Hedera helix) est en réalité l’un des végétaux les plus utiles à la faune du jardin. Grâce à son feuillage persistant, sa floraison automnale et ses baies hivernales, il offre le gîte et le couvert à la biodiversité durant les périodes les plus rudes de l’année. Plutôt que de l’éliminer systématiquement, il mérite une place dans nos jardins.

Voici 3 bonnes raisons de le conserver au jardin.

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Une source de nourriture pour la faune de l’automne à l’hiver

En automne, le lierre fleurit alors que la plupart des végétaux ont terminé leur floraison. Ses petites fleurs jaune verdâtre, regroupées en ombelles, s’épanouissent de septembre à novembre. Elles dégagent un parfum miellé.

Elles constituent l’une des dernières ressources importantes de nectar et de pollen de l’année. Abeilles, bourdons, guêpes, syrphes, mouches, et papillons… les insectes pollinisateurs viennent y faire leurs dernières réserves avant la saison froide.

Le saviez-vous ? Le lierre est indispensable à une abeille sauvage : la collette du lierre (Colletes hederae). Cette dernière récolte son pollen presque exclusivement sur cette plante.

Une fois pollinisés, ses fleurs se transforment en baies. D’abord vertes, elles deviennent noires. Elles mûrissent lentement et deviennent disponibles en fin d’hiver, au moment où les ressources se font rares pour les oiseaux. Merles, mésanges, moineaux et rouge-gorges s’en régalent.

Fleurs lierre source de nourriture pour les insectes en automne

Un refuge pour la biodiversité en hiver

Baies du lierre source de nourriture pour les oiseaux en hiver

En hiver, son feuillage persistant sert de refuge pour la faune. Il abrite les insectes et les petits mammifères des intempéries.

Lorsqu’il est suffisamment développé, il sert aussi de lieu de nidification pour les oiseaux. Sa structure dense sert de protection contre les prédateurs

Pour en finir avec les idées reçues sur le lierre

Non, il n’étouffe pas les arbres

C’est un mythe qui a la vie dure. Il était autrefois surnommé le « bourreau des arbres ». Pourtant, le lierre n’étouffe pas les arbres. C’est une plante épiphyte : le lierre utilise l’arbre comme support pour atteindre la lumière. Il s’accroche à l’écorce, sans pénétrer son bois. Il n’est pas une plante parasite : il ne se nourrit pas de l’arbre sur lequel il s’accroche, il ne prélève pas de sève.

Au contraire, l’arbre y trouve son compte. Isolant thermique, le lierre protège l’arbre de la chaleur comme du froid. Il abrite des insectes auxiliaires, contribuant à la bonne santé de l’arbre. Enfin, ses feuilles, lorsqu’elles tombent, créent de l’humus et le nourrissent.

Non, il ne détruit pas les murs

Le lierre ne détruit pas un mur sain. Toutefois, il représente un risque pour les murs déjà fragilisés, par des fissures par exemple. Le lierre peut alors s’insinuer dans les interstices et aggraver les dégâts existants.

Grâce à ses ventouses, le lierre s’accroche directement sur les surfaces. De ce fait, le décrochage n’est pas toujours facile et peut laisser des traces, voire endommager les enduits ou les crépis. Mieux vaut le couper à la base, laisser sécher la plante puis la retirer progressivement.


Alors, est-ce que je vous ai convaincu de garder du lierre au jardin ? N’hésitez pas si vous avez des questions.

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