Bouturer votre maranta


Cette année, j’ai bouturé pour la première fois ma maranta ! Pour la petite histoire, elle me vient de chez Plantes pour tous, à leur tout début. J’avais remporté un de leurs concours, grâce auquel j’avais pu choisir la plante de mon choix lors de leur évènement. J’avais même un mot de passe pour me présenter à l’entrée, je devais demander « comment est votre blanquette ? » 😂 (vous reconnaissez la référence ?). Cette petite maranta m’avait fait de l’oeil avec son joli feuillage vert nervuré de rose !

Jusqu’ici, elle s’était très rapidement épanouie, et devenait de plus en plus grande. Suite à un coup de froid cet hiver, elle s’était terriblement déplumée… Elle avait perdu beaucoup de feuilles à la base des tiges, même si elle restait en forme à leur extrémité. Autant vous dire qu’elle faisait un peu peine à voir. Je me suis donc décidée à lui faire une petite coupe et à la bouturer, pour avoir un pot plus étoffé ! Je sais que c’est parfois difficile de franchir le pas de couper nos plantes, mais je vous assure que ça en vaut la peine.

Vous retrouverez aussi un petit tuto vidéo sur le sujet ici.

Couper votre tige sous un nœud

Pour bouturer votre maranta, il vous suffit de couper une tige sous un noeud, d’où sortiront les futures racines ✂️ . Vous repérerez facilement les noeuds, ce sont les petites « articulations » sur votre tige. Pour faciliter le processus de bouturage, ne laissez que deux ou trois feuilles sur votre bouture maximum. Comme je suis entêtée, j’ai quand même testé de faire de graaaandes boutures avec plein de feuilles : je vous confirme que ça a été bien plus lent à raciner.

Bouturer des tronçons de tiges sans feuilles, c’est possible aussi !

Comme une grande partie de mes tiges étaient dénudées, j’ai aussi testé de bouturer des tronçons de tiges sans feuilles. Je n’avais pas grand espoir, surtout que les noeuds avaient l’air assez desséchés. Et à ma grande surprise, ça a fonctionné aussi !

Seulement la moitié a pris (ce qui est déjà pas mal), mais les plus valeureux ont déjà commencé à sortir une à deux pousses au niveau des noeuds 🌱

Des racines qui peuvent se faire attendre…

J’ai choisi de bouturer en eau, mais vous pouvez aussi bouturer en sphaigne. La transition de la sphaigne vers la terre sera moins stressante pour votre bouture que celle de l’eau vers la terre, car les racines développées en milieu aquatique devront s’adapter à un nouveau milieu.

Les racines peuvent mettre plus ou moins longtemps à pointer le bout de leur nez. Vous avez été nombreux à me dire que vous aviez compté un bon mois avant de savoir les premières racines apparaître. Personnellement, j’ai bouturé pendant l’été, et ça n’a pris qu’une semaine ! 💪🏻 Au bout de 2 semaines, je commençais déjà à avoir de jolies racines sur la plupart de mes boutures.

Mais si cela prend plus longtemps, pas de panique, tant que vos tiges bouturées restent en bonne santé, les racines finiront par arriver.

Faciliter l’acclimatation de vos boutures

Une fois que vos racines ont bien poussé, c’est l’heure de planter vos boutures en terre ! Attention, les marantas peuvent jouer les divas. Suite au choc de la transplantation, leurs feuilles ont tendance à s’enrouler, même si vous les avez arrosé et brumisé. Pour faciliter leur acclimatation, je vous conseille de laisser la plante sous cloche. Si vous n’avez pas de contenant en verre sous la main, n’hésitez pas à utiliser une poche congélation ou une poche plastique. Le but est de créer un effet serre grâce à la condensation. Vos boutures seront dans un milieu bien chaud et humide, tout pour leur plaire. Attention, il faudra tout de même aérer régulièrement pour éviter de les faire pourrir. 

Une plante généreuse : les rejets

Parfois, votre plante peut aussi se multiplier naturellement à travers la production de rejets ! La mienne m’en a fait plein cet été 😊

Vous les reconnaîtrez facilement : il s’agit de nouveaux départs avec des racines aériennes, rattachés à votre tige mère seulement par un fil.

Si vous les approchez suffisamment de la terre, ils devraient s’enraciner tout seul, tout en profitant de la connexion avec la plante mère. 

Voilà, je vous ai tout dit : vous êtes parés pour bouturer votre maranta ! J’espère que ça pourra vous aider, et surtout n’hésitez pas à me faire vos retours d’expérience 🙂

Pour d’autres conseils de bouturage, n’hésitez pas à parcourir notre rubrique Bouturer ses plantes.

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