Un jardin plus durable : 10 habitudes écologiques pour réduire son empreinte carbone


Malheureusement, le monde du jardinage est loin d’être vert. Plastique, engrais et insecticide chimiques, tourbe, gazon… nombre de ses facettes possèdent un impact environnemental désastreux.

Pour autant, des alternatives existent pour jardiner de façon plus écologique et durable. Voici quelques bonnes habitudes à adopter pour réduire notre empreinte carbone au jardin.

1. Adopter du matériel de jardinage durable

Bannir le plastique

Pots, arrosoirs, tuteurs… préférez les matières naturelles ou biodégradables au plastique. Sous l’effet du soleil et du gel, ce dernier libère des microparticules qui contaminent l’eau et le sol de votre jardin, et par conséquent vos récoltes. La terre cuite représente une solution naturelle et durable pour les pots et jardinières.

👉 À faire soi-même : créez des pots à semis biodégradables à base de papier mâché.

Opter pour du matériel low tech

Pour réduire son empreinte, les outils de jardinage low tech, comme l’olla, la grelinette ou la faux, redeviennent à la mode. La pollution en moins, les muscles en plus !

💡 Le saviez-vous ? Les tondeuses à essence « rejettent en une heure autant de pollution qu’une voiture parcourant 150 km » (Sally Nex, Mon jardin bas-carbone). Les tondeuses manuelles sont parfaitement adaptées pour les petites surfaces.

Et sinon, j’adore chiner de jolis pots vintage !

Penser à la seconde main et à la récup’

Le Bon Coin, Facebook Marketplace, Emmaüs et compagnie regorgent de bonnes affaires pour du matériel et accessoires de jardinage de seconde main !

D’ailleurs, des ressourceries entièrement dédiées au jardinage ont vu le jour ces dernières années. Elles récupèrent du matériel de jardinage, autrement destiné à la poubelle, auprès de commerçants et de particuliers et leur donnent une seconde vie. Il est ensuite donné ou vendu à petit prix.

📍Pour ne citer que quelques recycleries : la Société Protectrice des Végétaux à Lyon, le Plant B à Paris, la Ressourcerie Végétale à Dijon, la Brocante Verte à Nantes.

Vous pouvez aussi vous débrouiller avec ce que vous avez sous la main (si, si, je vous jure).,👉 Découvrez mes DIY zéro déchet pour fabriquer des étiquettes et les pots à semis par exemple.

Fabriquer soi-même

Et sinon, n’hésitez pas à fabriquer de vos petites mains ! Voici quelques DIY très simples à réaliser chez vous, avec peu de matériel :

2. Planter bio & local

90% des plantes sont importées de l’étranger… Leur production intensive et leur transport ont un coût écologique important.

Acheter aux producteurs locaux

Afin de réduire le trajet qu’elles parcourent, privilégiez les producteurs locaux. Bio, c’est encore mieux !

Troquer des graines & boutures

Autre solution de proximité : le troc de graines et boutures.

À l’échelle locale, les évènements de troc de plantes se multiplient à partir du printemps. Pour mettre du vert dans les communes, les grainothèques et les bouturothèques fleurissent au sein des bibliothèques et dans la rue. De façon similaire aux boîtes à livres, elles fonctionnent sur le principe du don/contre-don. Chacun peut déposer ou récupérer des boutures et des graines librement.

Par ailleurs, des plateformes mettent en relation les amoureux des plantes afin de réaliser des échanges près de chez soi. C’est le cas de la communauté Troque ta plante sur Facebook (+150 groupes locaux), du site Graines de Troc ou encore de l’application mobile Meet for Branch. Publiez votre annonce, les intéressés vous contactent pour convenir d’un rendez-vous, et vous échangez en main propre vos plantes.

Privilégier les plantes indigènes

Adaptées au climat local, les plantes indigènes sont plus résistantes. Elles sont moins gourmandes en ressources, comme l’eau et l’engrais.

Choisir des graines bio reproductibles

Contrairement aux graines hybrides F1, les graines reproductibles :

  • Se ressèment à l’identique d’année en année
  • S’adaptent aux conditions locales
  • Préservent des variétés anciennes
  • Favorisent la biodiversité

3. Acheter du terreau sans tourbe

Environ neuf sacs de terreau sur dix contiennent de la tourbe, une ressource non renouvelable à l’échelle humaine. L’exploitation des tourbières libère le carbone qu’elles stockent et menace la biodiversité qu’elles abritent. Les tourbières stockent près d’un tiers du carbone mondial !

Il existe des alternatives à base de fibres de coco, de fibres de bois ou d’écorces de pin.

👉 Le conseil zéro déchet : fabriquez votre terreau maison à partir de feuilles mortes.

Je vous recommande les super substrats sans tourbe de chez Sybotanica, que j’utilise depuis 3 ans déjà ! Vous bénéficiez de -10% sur leur site avec le code affilié TROQUETAPLANTE !

4. Privilégier les engrais naturels

Production gourmande en énergie fossile, appauvrissement des sols, pollution des nappes phréatiques… les engrais chimiques ont un impact environnemental désastreux.

« Pour chaque kilogramme d’engrais répandu dans le jardin, vous ajoutez 2,7 kg de gaz à effet de serre dans l’atmosphère » (Sally Nex, Mon jardin bas-carbone).

👉 L’alternative écologique : les amendements et engrais naturels, à l’image du compost, du lombrithé, de l’urine ou encore des purins de consoude ou d’ortie.

5. Nourrir le sol plutôt que les plantes

Composter ses biodéchets

Les biodéchets représentent 30% de notre poubelle. En compostant vos biodéchets, vous évitez leur incinération ou leur enfouissement, des procédés très polluants. 1 tonne de déchets compostée, c’est 1 tonne de CO2 évitée !

Le compost est un amendement gratuit et naturel pour votre jardin, pourquoi s’en priver ?

👉 Pailler, composter en surface, semer des engrais verts sont autant de façons d’enrichir et d’améliorer la structure de votre sol.

Jardiner sans bêcher

Le sol joue un rôle crucial dans la séquestration du carbone. Selon l’ADEME, les sols français stockent entre 3 et 4 milliards de tonnes de carbone, rien que dans leurs 30 premiers centimètres.

Jardiner sans bêcher ni labourer, c’est le préserver. Les potagers surélevés et les cultures en buttes représentent de bonnes alternatives.

👉 Une lecture utile : le livre Cultiver sans bêcher d’Aurélien Davroux, aux Éditions Ulmer.

6. Choisir une alternative écologique au gazon

Le beau gazon bien vert est une catastrophe écologique :

  • Monoculture, c’est un désert pour la biodiversité : le gazon n’offre ni refuge ni ressources à la faune auxiliaire.
  • Il est très gourmand en eau et en nutriments. En climat sec, une pelouse nécessite près de 1,000 litres d’eau par mètre carré et par an (source : Olivier Filippi).
  • Tonte régulière, engrais, pesticides… son entretien est polluant. Le gazon fertilisé à l’azote émet 5 à 6 fois plus de CO2 qu’il n’en absorbe (source : Stuart Farrimond).

Les plantes couvre-sols représentent une alternative très intéressante. Elles présentent de nombreux avantages par rapport à la pelouse : elles sont moins gourmandes en ressources et favorisent la biodiversité.

👉 Découvrez une dizaine de plantes couvre-sols pouvant remplacer le gazon !

7. Économiser l’eau

Ne gaspillez plus une goutte d’eau, surtout en été !

  • Installez un récupérateur d’eau de pluie.
  • Collectez l’eau de la douche pendant qu’elle chauffe et l’eau de lavage des fruits et légumes.
  • Utilisez les eaux grises pour arroser si vos produits d’entretien sont biodégradables (hors légumes-feuilles et légumes-racines).

Pour limiter l’évaporation de l’eau, couvrez votre sol à l’aide d’une épaisse couche de paillage.

👉 Le conseil végétal : Choisissez des plantes résistantes à la sécheresse et la chaleur.

8. Favoriser la lutte biologique

Fini les insecticides chimiques qui menacent la biodiversité (et votre santé), bienvenue à la lutte biologique ! Les insectes auxiliaires représentent un moyen naturel, efficace et peu contraignant de lutter contre les insectes « nuisibles ». À titre d’exemple, les larves de chrysopes sont des prédateurs redoutables des thrips, cochenilles et pucerons.

👉 L’astuce pour les attirer au jardin : semez des plantes hôtes et mellifères, et offrez-leur des abris et des zones « sauvages ».

Pour la lutte biologique, je ne peux que vous recommander le site Rootsum (ex Biogrowi), une entreprise familiale belge spécialisée. Bénéficiez de -10% sur leur site avec le code affilié #TROQUETAPLANTE10 ! (N’oubliez pas le ‘#’).


Si mes articles vous sont utiles, n’hésitez pas à me soutenir via ma cagnotte Ulule. Chaque petit don compte ! 💚

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